A partir de quel âge un enfant peut-il pratiquer le yoga et la méditation ?

Le yoga est adapté à tous les âges et tous les enfants, sans aucun pré-requis.

En post-accouchement immédiat, la maman peut tout à fait pratiquer le yoga postnatal avec son nouveau né. La pratique de Yoga en post partum est axée sur la récupération physique et mentale de la mère, favorisant le serrage du bassin et de la ceinture pelvienne, le drainage, le repos, la prévention de la constipation, les postures quotidiennes notamment dans le cas de l’allaitement, et le bien-être général. Le yoga du visage est tout à fait adapté à cette période permettant ainsi de bénéficier d’un temps à soi, calme et régénérant grâce à la réalisation de techniques de massages, de respiration et d’acupression venant soutenir la digestion et le bien-être général. En pratiquant également la cohérence cardiaque, la mère et le bébé synchronisent leur respiration. Le système immunitaire est stimulé et l’hormone de l’attachement, l’ocytocine, sécrétée. Les liens se resserrent ! Plus tard, si les enfants connaissant des troubles du sommeil ou de l’anxiété scolaire il est intéressant de pratiquer la cohérence cardiaque plusieurs fois dans la journée, et cela peut -être le matin avant d’aller à l’école et le soir avant d’aller dormir.

Dès 2 ans, l’enfant entre dans une période d’explorations où il va construire son devenir psychomoteur jusqu’à ses 12 ans. Il développera sa motricité globale, son schéma corporel, sa motricité fine. En les encourageant, en mettant en place des interactions et jeux entre parent et enfant, cela favorisera son développement psychomoteur. Jouer avec l’enfant en réalisant des mouvements locomoteurs, non locomoteurs et stables, des postures de yoga, telles que la pince ou le papillon, permettra d’exercer son équilibre, sa coordination et d’utiliser ses grands muscles, ses sensations, émotions, perceptions spatio-temporelles.

 » Au fur et à mesure que l’enfant acquiert des habiletés motrices, la perception qu’il a de son corps s’enrichit ; et c’est cette connaissance du corps et de ses possibilités qui le pousse à agir davantage sur l’environnement, en sollicitant sa propre activité sensorielle. » LAUZON Francine, L’éducation psychomotrice, source d’autonomie et de dynamisme, op, cit. p.10

A partir de 5 ans et jusqu’à 12 ans, l’enfant développe son schéma corporel. Chaque enfant évolue à son propre rythme et il peut dès cet âge maintenir son corps pendant un temps limité comme par exemple rester assis, se tenir debout sans bouger. Même en restant immobile, l’enfant fait appel à son tonus musculaire. En effet, le maintien d’une
position demande un contrôle permanent des muscles qui nous permettent de résister à l’attraction terrestre ou de faire des mouvements non voulus. Il pourra être alors proposé aux enfants des pratiques de pleine conscience, d’alterner des pratiques dynamiques et relaxantes, pour renouveler les énergies des enfants, soit pour réduire la fatigue ou calmer l’excitation de la journée ou de l’activité précédente.

L’ un des meilleurs moyens de laisser se manifester la détente est la méditation de pleine conscience : il n’y a pas d’échec ou de réussite, les pensées parasites ont leur place : ce qui est vécu est/sera tout simplement juste.

Point info : La méditation de pleine conscience n’est pas seulement réservée aux enfants/personnes agités, actifs, n’est en aucun cas d’arrêter de penser mais de devenir conscient de ses pensées, et n’est pas réservée aux enfants ayant des difficultés particulières.